Les jardins autonomes, des espaces dédiés à la liberté

Si la pratique du paysagisme s’adapte aux effets du changement climatique actuel et à venir, elle doit donc tendre vers plus de respecter de la biodiversité. Il n’est plus d’actualité de concevoir les jardins comme nous le faisions auparavant, en dédiant tout à l’esthétisme, il doit servir l’écologie.

Le jardin autonome est un jardin d’avenir : il s’agit d’un espace paysager serein et résilient, grâce à l’utilisation de végétaux adaptés aux lieux et le plus diversifiés possible. Afin de réaliser des jardins autonomes, le paysage doit donc être constitué de végétaux variés, aussi indigènes que possible ou présentant des caractéristiques lui permettant de s’adapter sans artifice. Il est aussi intéressant de créer ou de permettre au site de développer des espaces dédiés à la faune (hôtel à insectes, paillage de feuilles, bois secs etc).

L’espace devient alors un milieu vivant dans lequel des équilibres écologiques se mettent peu à peu en place, grâce à une régulation spontanée et naturelle des auxiliaires, des ravageurs, et un impact franc sur la baisse des maladies.

L’association des plantes : la symbiose

 

La symbiose est un terme qui signifie « vivre ensemble ». La symbiose végétale décrit une relation écologique entre deux organismes d’espècesdifférentes qui sont en contact direct l’un avec l’autre.

Ce principe peut s’appliquer par associations de plantes au sein d’un potager, d’un verger,  mais aussi d’un jardin autonome. Il permet de favoriser la croissance de certaines plantes cultivées les unes à proximité des autres, d’éviter que des plantes empêchent la croissance de plantes voisines (dont les adventices, propriétés allélopathiques), d’éloigner les nuisibles et surtout d’aller vers une autonomie au sein de l’espace végétal.

 

Jardins autonomes, jardins de liberté

Pour faciliter l’autogestion des plantes ainsi que pour favoriser un paysagisme écologique et réfléchi, il y a évidemment un point crucial à aborder, qui est l’élimination des produits nocifs tels que les pesticides et insecticides. De même en adoptant des pratiques bio, il est moins nécessaire  de recourir aux engrais. Si cela est inévitable, il est conseillé d’utiliser des engrais naturels, des engrais verts ou organiques.

Enfin, il est important de privilégier la plantation de végétaux ayant  peu ou pas besoin d’arrosage, afin d’économiser votre eau tout en garantissant l’autonomie de votre jardin.

 

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