Colibri, co-évolution, paysagisme

Le pouvoir du Colibri

 


Le colibri est un oiseau agile au plumage coloré que l’on retrouve surtout en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Alaska, là où poussent des plantes aptes à satisfaire leur consommation en nectar.
Certaines espèces disposent d’un long bec fin et rectiligne muni d’une langue extensible. Cette particularité confère aux colibris la capacité à butiner des fleurs dont ils sont les seuls capables d’atteindre le nectar, leur principale source d’alimentation. La co-évolution est ce phénomène provoqué par la rencontre de deux espèces suite à leur influences réciproques et qui provoquent des transformations d’espèces. Et le colibri est un parfait exemple de ce mutualisme qui influe sur la modification de milliers d’espèces de plantes par la pollinisation. Des fleurs auraient évolué en imitant la forme du bec de certains colibris et des colibris auraient évolué en développant la forme de leur bec semblable à certaines formes de fleurs.

 

 

Focus sur la co-évolution

 


Il existe d’autres cas de co-évolution. Certaines plantes génèrent des toxines pour éviter les attaques d’insectes, mais certaines espèces animales parviennent à surmonter ce mécanisme défensif, en parvenant à ce que les toxines ne les affectent pas. La plante commence ainsi à produire un autre type de toxine. Selon le modèle proposé par Darwin et élaboré plus tard par Wallace, dans une population d’orchidées par exemple celles qui ont le nectaire le plus long ont un avantage sélectif en optimisant le contact des butineurs avec les pollinies. De la même façon, les papillons à longue trompe ont un avantage sélectif parce qu’ils récoltent plus de nectar.

«Certaines coévolutions se mettent en place dans le cadre de symbioses, c’est-à-dire d’associations durables et réciproquement profitables entre deux organismes vivants. Cela peut permettre par exemple l’exploitation d’une nouvelle niche écologique.»

J.F Sylvain (https://www.pourlascience.fr/sd/ecologie/coevoluer-pour-survivre)
La symbiose, d’après un certain nombre de biologistes, serait même un facteur clé de l’évolution des espèces puisque la théorie darwinienne, axée sur la compétition, serait incomplète : l’évolution est aussi orientée par des phénomènes de coopération, d’interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants. Ainsi, à tous les niveaux d’organisation du vivant, seuls survivent les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés.

Prenons l’exemple du lichen : le lichen est uneassociation entre un champignon et une algue. Il pousse là où aucune plante ne peut vivre : en haut des montagnes, sur les rochers du bord de mer, sur la lave refroidie… En pourrissant, les débris de lichen forment un sol, assez riche pour que la mousse et d’autres plantes grandissent.

On peut séparer l’algue et le champignon et les cultiver distinctement en laboratoire. L’algue verte, en culture, forme des petites colonies vertes qui ne ressemblent pas à celles trouvées dans le lichen intact, et c’est le même constat pour le champignon.

En revanche, une fois mélangés, ils forment cette association connue sous le nom de lichen. Cela implique l’hypothèse d’une co-évolution où deux partenaires modifient leur

génome pour s’associer en un organisme spécifique.

La co-évolution est un concept clé du paysagisme.

 

Concevoir un aménagement extérieur s’est avant tout rechercher la symbiose. Savoir créer ou recréer un milieu, lui donner l’essentiel pour se développer harmonieusement, demande du temps et de l’expérience. Il s’agit d’une recherche d’équilibre général entre des personnes et leur environnement vivant. C’est dans cette optique que nous accompagnons nos clients dans la conception et la réalisation d’aménagement extérieur.

Post a Comment