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Boyan Slate et paysagisme, un même combat

« La beauté de cette invention, c’est sa simplicité. Pour attraper le plastique, il suffit en fait de se conduire comme lui. Pourquoi lui courir après quand il suffit de le laisser venir à nous ? »

Le projet de Boyan Slat, The Ocean Cleanup, a fait le tour du monde. Le Néerlandais de 23 ans a imaginé (à l’âge de 17 ans) une immense barrière flottante qui doit permettre de nettoyer l’océan Pacifique de ses déchets plastiques et la vider la moitié de la « grande zone d’ordures du Pacifique » d’ici cinq ans. Il s’est fait la promesse de retrouver une nature sauvage.

Le Projet devant permettre de dépolluer une partie de l’océan pacifique est maintenant en place. Dénommé System 001 et long de 600 mètres, il est équipé d’une jupe de 3 mètres de profondeur lui permettant d’emprisonner du plastique pouvant ensuite être récupéré par des navires offshore.

La raison pour laquelle j’aborde ce sujet dans ce blog, est la question climatique qui est aussi au cœur du métier de paysagiste. La nécessité de prendre en compte les enjeux environnementaux et écologiques dans l’aménagement du territoire est devenu impératif.

Boyan Slat prouve par son projet que l’on peut s’appuyer sur l’observation d’un élément, ce qu’on appelle la démarche passive, pour produire une action efficace. La démarche est la même pour toutes personnes portant un intérêt au paysagisme.

En effet, le paysagiste est destiné à valoriser le paysage en calquant la nature dans le respect de son écosystème et de son harmonie. En outre, la montée des préoccupations environnementales et écologiques a depuis quelques années modifié les axes de développement des paysagistes. Car la recherche de solutions face aux problématiques écologiques est devenue une demande sociale, une demande de bien-être, de santé, d’équilibre et de proximité avec la nature.

L’écologie dans le paysagisme s’est développée dans les années 90, où s’est dévoilé le goût pour une nature plus libre et spontanée. On a vu émergé des jardins dits naturels, avec l’invention de formes nouvelles, nées de la prise en compte des impératifs écologiques. Le jardin sauvage sur les buttes Montmartre où et le jardin en mouvement de Gilles Clément au parc Citroën sont les premiers jardins naturels à avoir vu le jour.

 

                           Parc André Citroën

Pour aboutir à ces jardins naturels, le paysagiste s’appuie le socle géographique naturel de l’espace, il l’observe, et grâce à sa connaissance approfondie, intègre les éléments aux conditions existantes. Par exemple, cela peut aller de la conception d’un espace vert central alliant systèmes de drainages alternatifs avec compostage de déchets à une stratégie végétale créant de nouveaux habitats ou encore à la réutilisation des gravats de démantèlement d’un bâti pour le revêtement des sols.

C’est dans cette démarche que s’inscrit également mon travail. Pour consulter mes dernières réalisations, rendez-vous ici : http://www.phb-creation.com/projets/

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